RISQUES ET CONTRAINTES DU MONDE RURAL EN ALGERIE

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RISQUES ET CONTRAINTES DU MONDE RURAL EN ALGERIE
RISQUES ET CONTRAINTES DU MONDE RURAL EN ALGERIE

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RISQUES ET CONTRAINTES DU MONDE RURAL EN ALGERIE

RISQUES ET CONTRAINTES DU MONDE RURAL EN ALGERIE
RISQUES ET CONTRAINTES DU MONDE RURAL EN ALGERIE

 

  • La situation du monde rural est particulièrement difficile aujourd’hui et les retards des zones rurales sont trop importants par rapport aux zones urbaines. Ce qui nécessite une attitude réfléchie et des mesures de précaution à la mesure des graves dangers qui menacent la stabilité des zones et des populations, notamment les plus défavorisées d’entre elles.
  • Il faut tout d’abord éviter les risques et corriger les contraintes du monde rural en algerie et les imperfections induites aussi bien par les contextes physique, économique et social des zones rurales en question que par les diverses interventions techniques et les actions économiques inappropriées.

1. Les risques et les contraintes du monde rural en algerie liés à l’environnement écologique et aux potentialités physiques

  • L’espace rural est confronté à de sérieux problèmes de dégradation de ses précieuses ressources en sol, en eau et en espèces végétales, du fait des usages et des pratiques souvent contraires aux règles d’équilibre.
  • Un assouplissement des procédures d’intervention, le règlement des contentieux fonciers et la clarification des

modes de faire valoir et des usages des riverains, en rapport avec les éléments de la loi, seraient plus que souhaitables pour circonscrire les risques et éviter une situation de crise insurmontable.

  • Les risques concernent aussi l’évolution négative induite par le processus de dégradation des ressources en sol agricole, à la déperdition des surfaces foncières du fait de l’urbanisation et de la pollution, ainsi que des ressources en eau
  • Les risques concernent la stabilité de l’ensemble des écosystèmes ruraux et l’état de gestion des ressources naturelles
  • Les risques concernent une bonne partie des ressources phytogénétique destinées à la consommation ou à la transformation sont pratiquement en danger parce que insuffisamment protégées et prise en charge ; les connaissances actuelles (quantification, localisation, état phytosanitaire…) ne permettant pas d’assurer leur conservation et leur exploitation ni l’accès à ces ressources dans des conditions optimales.
  • Les risques concernent enfin la stabilité de l’ensemble des écosystèmes ruraux et l’état de gestion des ressources naturelles. cette situation est dominée par des problèmes de forte pression et par un processus de dégradation et de désertification.
  • Globalement, on est en présence de contraintes du monde rural en algerie relatives aux conditions d’exploitation et à une gestion irrationnelle des ressources naturelles, principalement du foncier agricole et des ressources hydriques

2. Les risques d’aggravation de la situation d’enclavement et les contraintes du monde rural en algerie d’ordre infrastructurel

  • L’enclavement et les contraintes du monde rural en algerie d’ordre infrastructurel constituent en fait plus de 50% des doléances des populations. Ils peuvent surtout constituer des risques importants pour le développement et l’évolution des niveaux de vie des populations rurales s’ils venaient à s’aggraver dans l’avenir.
  • La contrainte principale est celle qui est liée à « l’infrastructure routière »: (routes secondaires et pistes défectueuses à aménager, pratiquement au niveau de toutes les douars et villages visités). Elle induit en fait d’autres contraintes du monde rural en algerie et d’autres problèmes (transport, santé, déperditions scolaires, écoulement des marchandises…).
  • La seconde contrainte est celle qui est liée à la nature des terrains (terres en pente forte, terres agricoles morcelées, terres surexploitées, terres sur pâturées..), à l’érosion des sols et à la désertification des parcours et des lieux de vie : cette contrainte physique rend difficiles les accès et le travail agricole.
  • La troisième contrainte est celle qui est liée au transport (notamment le transport scolaire) : c’est une contrainte qui accentue encore plus l’enclavement de la zone.
  • La quatrième contrainte est celle liée à la disponibilité des ressources en eau.
  • Des contraintes importantes liées en grande partie à la mobilisation, la conservation et l’utilisation des ressources en eau recensées au niveau de chacune des zones rurales.
  • Le risque d’assèchement des sources et de dégradation des conditions d’accès à l’eau potable, notamment pour les populations enclavées et vivant en zones éparses est aujourd’hui assez sérieux.
  • Les autres contraintes du monde rural en algerie sont celles qui sont liées au raccordement aux réseaux d’assainissement et d’eau potable, au manque d’infrastructure de santé (fermées et non pourvues en équipements, en soins et en infirmiers) et aux commodités sociales et socioculturelles.

3. Les risques et les problèmes liés aux conditions de vie des populations

  • Le risque d’insécurité alimentaire : c’est l’un des plus grands risques qui guette les populations pauvres et vulnérables
  • certain contraintes du monde rural en algerie d’infrastructures sociales
  • Les problèmes liés à la scolarisation, à la santé et aux infrastructures de proximité
  • Les contraintes du monde rural en algerie liées à l’habitat rural, notamment à l’habitat précaire et isolé
  • Le grand problème de pauvreté en milieu rural. La commune pauvre est celle qui est généralement située en zone rurale de montagne , elle est de petite taille, elle a peu de revenus propres et elle connaît les plus taux de scolarisation des enfants.

4. Les contraintes d’activités économiques

Les contraintes du monde rural en algerie d’activité agricole

Le potentiel de production de la majorité des communes rurales se situe dans des zones montagneuses. L’activité agricole y est alors pratiquée dans des zones peu productives et/ou confinée dans des surfaces agricoles de petite dimension. Le manque de moyens et la faiblesse des soutiens ont entraîné certains agriculteurs et certains éleveurs à avoir des comportements de non professionnels et des pratiques ruineuses pour les ressources naturelles (labours intempestifs en zones steppiques, pratique de l’irrigation des cultures maraîchères par des eaux usées ou des eaux non traitées, le développement anarchique d’élevage hors sol et de cultures spéculatives…)

Les contraintes liées à l’environnement des activités agricoles et rurales :

les contraintes inhérentes à l’approvisionnement et à la commercialisation des produits agricoles et des produits de l’artisanat rural

Les contraintes d’implantation et de généralisation d’activités industrielles , artisanales et touristiques

du fait d’une absence de stratégie claire de maillage des zones rurales en réseaux de petites et moyennes entreprises. Ceci n’empêche cependant pas la généralisation de la pluriactivité et l’augmentation des opportunités d’emploi dans certaines zones.

5 . L es risques liés à la stabilité du milieu social rural

  • Les difficultés infrastructurelles, économiques et sociales entraînent une situation générale d’appauvrissement et une certaine instabilité de la famille rurale. Croire que le milieu rural est homogène et que ses populations ont des besoins identiques ou des stratégies similaires, c’est franchement méconnaître ou ignorer L es différentes évolutions et les différents événements qui ont jalonné les espaces ruraux aux cours des trois dernières décennies en Algérie.
  • Les projets dits de « développement agricole » ou de « développement rural » qui ont ignoré l’aspect social et culturel et qui ont voulu uniformiser les pratiques des uns et le fonctionnement des structures des autres ont échoué. Même s’ils ont permis d’équiper les milieux ruraux et de contribuer à changer les modes de consommation des populations rurales, elles ont par la même occasion aggravé les disparités géographiques et sociales.

6. La faiblesse de l’environnement institutionnel local

  • Les principales institutions formelles en milieu rural sont celles qui relèvent soit de l’administration classique (administration des collectivités locales – municipalités et arrondissement – daïras -, administrations techniques, sociales et juridiques), soit celles qui relèvent des organisations traditionnelles et coutumières (djemaa, arch., comités de villages…).
  • Les autres institutions sont encore floues, elles commencent à peine à s’ébaucher (communautés de base, organisations sociales et culturelles, administration , relais politiques, associations…). On a donc à faire ici à un problème d’« Identification et de clarification du rôle et des impacts, sur la population et les activités économiques, des institutions rurales et leur degré de représentativité »

7. Les relations  des  populations  rurales  avec l’environnement  institutionnel

    Elles demeurent encore faibles. Si elles existent réellement, elles sont souvent peu formalisées, assez peu dynamiques et n’ayant que peu d’impact sur la dynamique de développement local.

Les relations qu’ont les populations avec leur administration locale sont d’abord des relations de type administratif, viennent ensuite les relations de type informatif lorsque les APC informent les chefs de famille ou les représentants des groupes organisés des programmes officiels ou des aides éventuels dans le cadre du filet social. Viennent enfin les relations de type socio-économique. Mais dans la plupart des cas ces relations semblent être rares, sinon conflictuelles et entachées d’incompréhension

8. Les faibles capacités d’organisation et de participation des populations rurale

  • Les capacités d’organisation et de participation des populations rurales sont globalement faibles, du fait d’un certain nombre de raisons objectives :
  • la structure foncière et la situation de morcellement excessif des propriétés, l’appauvrissement généralisé des ménages et une certaine tendance à la fragmentation au niveau des familles, voire les conflits de voisinage (concernant l’accès à l’eau et aux ressources en pâturage)…
  • On note partout une faiblesse en matière d’organisation dans des groupes organisés.
  • Les organisations traditionnelles (comme les djemaa et les arch.) continuent à jouer un rôle moral et religieux, mais elles ont beaucoup diminué de leur puissance au niveau local.
  • Les organisations modernes (comités de village et de quartiers, associations) semblent émerger lentement mais difficilement et n’ont souvent que peu d’impact sur les familles et les individus. Les enquêtes monographiques ont montré clairement la faiblesse du mouvement associatif, elles ont montré aussi la faiblesse numérique du mouvement associatif au niveau de l’ensemble des communes.

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